Habit (nom masculin, subst. masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom masculin 

XII e siècle. Emprunté du latin habitus, « manière d'être, maintien ».
1. Vêtement que l'on porte par-dessus le linge de corps. Habit d'homme, de femme. Changer d'habit. Un de travail. Habit d'arlequin, voir . Au pluriel. Ensemble des pièces de l'habillement, vêtements. Ôter, brosser, plier ses s. Des s de rechange. Mettre ses s du dimanche. Des s de deuil, de noce. Une brosse à s. Marchand d'habits, qui achetait et vendait de vieux s dans les rues.
2. Anciennt. Vêtement masculin couvrant le buste et les bras, terminé souvent par des basques tombant au jarret, mais dont la coupe et les ornements ont varié selon les époques et les fonctions. Habit de cour. Habit à la française, fermé sur la poitrine, et galonné quand il constitue la livrée des serviteurs. Habit militaire. L' bleu des soldats de la Révolution et l' blanc des troupes royalistes. L' rouge, l'uniforme de l'armée anglaise avant 1914. Auj. Vêtement de cérémonie, le plus souvent en drap noir et à revers de soie, dont la veste se prolonge dans le dos par deux basques (on dit aussi Frac ou Queue-de-pie ). Un chef d'orchestre en . L' est de rigueur pour cette réception. Il porte bien l'habit. Spécialt. L' vert, l' noir brodé de vert qui est la tenue de cérémonie des membres de l'Académie française et des autres compagnies qui composent l'Institut de France. Par méton. Les s rouges, les veneurs, parce que les tenues d'équipage sont fréquemment de cette couleur.
3. Vêtement des religieux. Habit ecclésiastique. Habits sacerdotaux. Habit de chœur, que revêtent les membres du clergé pour assister à un office. Expr. Prendre, recevoir l'habit, le costume particulier de l'ordre, la congrégation où l'on entre. Prise d'habit, cérémonie d'entrée en religion (on dit aussi, pour les religieuses, Prise de voile ). Assister à une prise d'habit. Quitter l'habit, sortir de l'état religieux, se défroquer ou défroquer. Expr. proverbiale. L' ne fait pas le moine, il ne faut pas juger d'après les apparences, les dehors ; se dit aussi à propos d'une personne dont la conduite, les discours ne sont pas conformes à son état. Titres célèbres : Les Habits neufs de l'empereur, conte de Hans Christian Andersen (1835) ; L'Habit vert, comédie de Robert de Flers et Gaston Arman de Caillavet (1913).


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Les différentes parties des vêtements de dessus des hommes. "Habit de rechange. Habit de travail. Changer d'habit. Mettre bas." On l'emploie peu au singulier, on dit plutôt COSTUME. On s'en sert souvent au pluriel. "Mettre ses s du dimanche. Habits sacerdotaux. Habits pontificaux. Marchand d'habits. Vieux s. Habits de deuil."
Au singulier, il se dit spécialement de cette Partie de l'habillement de cérémonie qui est ouverte par-devant et qui a des pans par- derrière. "Habit noir. On sera en . L'habit est de rigueur." On disait autrefois FRAC.
"Habit vert," L' noir brodé de vert qui est le costume officiel des membres de l'Institut.
Il se dit aussi du Costume des religieux et des religieuses. "Habit long," La soutane. "Habit court," L' noir que portent les ecclésiastiques quand ils ne sont pas en soutane.
Absolument, "Prendre l'habit," Prendre l' de religieux ou de religieuse. On dit en des sens analogues : "Porter l'habit. Quitter l'habit. Donner l'habit. Recevoir l'habit. Prise d'habit." En parlant des Religieuses, on dit plutôt aujourd'hui "Prendre le voile."
Prov. et fig., "L' ne fait pas le moine," On ne doit pas juger des personnes par les apparences, par les dehors. Il se dit aussi en parlant de Quelqu'un dont la conduite, les discours ne sont pas conformes à son état.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Ce qui se met par-dessus la chemise et le gilet pour couvrir le corps, chez l'homme, et, chez la femme, ce qui se met par-dessus le jupon. Un bourgeois, ecclésiastique, militaire.
RÉGNIER: « Ma foi, les beaux s servent bien à la mine »
CORN.: « Sous l' de Didyme elle-même est sortie »
SACI: « Une femme ne prendra point un d'homme, et un homme ne prendra point un de femme »
LA FONT.: « Quoique son [de Psyché] fût de deuil, c'était aussi un de noces, chargé de diamants en beaucoup d'endroits, et qui avait consumé deux années du revenu de son père »
LA FONT.: « Le deuil n'est bien souvent que changement d'habits »
MOL.: « Je tâte votre [l' d'Elmire], l'étoffe en est moelleuse »
BOILEAU: « L' qu'il eut sur lui fut son seul héritage »
RAC.: « Quelles traces de sang vois-je sur vos s ? »
RAC.: « Et lui-même marchant en s magnifiques »
RAC.: « Je l'ai vu : son même air, son même de lin, Sa démarche, ses yeux, et tous ses traits enfin »
RAC.: « Laissez là cet , quittez ce vil métier »
REGNARD: « Vous savez que l' ne fait pas la science »
MARIVAUX: « Chez de certaines gens, un neuf, c'est presque un beau visage »
VOLT.: « L'or et les diamants brillent sur ses s »
VOLT.: « Les autres sont armés sous un de paix »
STAËL: « Elle avait un de cheval qui dessinait à ravir l'élégance de sa taille »
SÉGUR: « L'hiver moscovite les attaque de toutes parts : il pénètre au travers de leurs légers vêtements et de leur chaussure déchirée ; leurs s mouillés se gèlent sur eux ; cette enveloppe de glace saisit leurs corps et roidit tous leurs membres »
    Habits de choeur, s que les chanoines, les ecclésiastiques et les religieux portent durant l'assistance aux offices de l'église.
    Terme de religieuses bénédictines. Habit de choeur, grande robe noire plissée, avec des manches longues, qu'on porte aux cérémonies.
    Mettre bas, quitter son pour se livrer à quelque travail manuel.
    Fig. Mettre bas pour jamais, mourir.
BÉRANG.: « Je dois bientôt, il me semble, Mettre pour jamais bas ; Attends un peu, nous finirons ensemble, Mon vieil ami, ne nous séparons pas »
    Vieux s, vieux galons ! cri des fripiers ambulants qui demandent à acheter de vieilles défroques.
BÉRANG.: « Gens vêtus d'or et d'écarlate, Pendant un mois chacun vous flatte ; Puis à vos portes nous allons : Vieux s, vieux galons »
    Un qui montre la corde, un tout à fait usé.
CYRANO DE BERG.: « Cet fait bien dire aux gausseurs qu'il fait peur aux larrons, en leur montrant la corde »
    Grand , s'est dit pour de cérémonie.
GENLIS: « Sans prendre le temps d'aller à la maison qu'elle occupait à Paris, pour y quitter son grand et son éclatante parure »

 2   Particulièrement. Partie de l'habillement de l'homme ouverte par devant, et à basques plus ou moins larges.
MOL.: « C'est un chef-d'oeuvre que d'avoir inventé un sérieux qui ne fût pas noir »
MOL.: « Vous avez tout à fait bon air avec cet »
BOILEAU: « L'ignorance et l'erreur à ses naissantes pièces [de Molière], En de marquis, en robes de comtesses, Venaient pour diffamer son chef-d'oeuvre nouveau »
DIDEROT: « J'ai à présent sous mes yeux un paysage que Vernet fit à Rome pour un , veste et culotte, et qui vient d'être acheté mille écus »
BÉRANG.: « Sois-moi fidèle, ô pauvre que j'aime ; Ensemble nous devenons vieux ; Depuis dix ans je te brosse moi-même, Et Socrate n'eût pas fait mieux »
    Par antonomase, celui des vêtements du haut du corps que l'usage fait choisir comme seul convenable dans les réunions un peu cérémonieuses ; c'est aujourd'hui le frac. - Irez-vous là en redingote ? - Non, je serai en . - Et que mettrez-vous sur votre ? - Mon paletot.
    Habit veste, à basques très courtes.

 3   Habit long, la soutane, des ecclésiastiques, et aussi autrefois de quelques professions.
MAINTENON: « Le roi me demanda hier si vous ne seriez pas toujours en long »
    Habit court, l' que les ecclésiastiques portent quelquefois au lieu de leur soutane.
    Habit court, s'est dit aussi pour certaines gens qui, dans leurs fonctions, portaient l' long.
SCARRON: « Lorsque, ayant quitté la robe consulaire, vous êtes à Saint-Mandé ou à Paris, dans votre chambre, en court, et à peu près dans l'équipage et dans l'humeur où se trouvait Scipion quand il ramassait des coquilles au bord de la mer avec son ami Lélius »
BEAUMARCH.: « Tel rit d'un juge en court, qui tremble au seul aspect d'un procureur en robe »

 4   Habit se dit du vêtement des religieux et des religieuses.
DIDEROT: « De retour dans sa patrie il [Roger Bacon] prit l' de franciscain »
    Absolument. Prendre l'habit, se faire religieux, religieuse.
SÉV.: « Votre cousine a pris l' à Montmartre »
    Prise d'habit, entrée en religion.

PROVERBE
    L' ne fait pas le moine, on ne doit pas juger des personnes par l'apparence. Cela se dit aussi des personnes dont la conduite n'est pas conforme à leur état.
DE BRIEUX: « Cette façon de parler est prise des auteurs du droit canon, traitant de la capacité ou incapacité de posséder des bénéfices ; elle veut dire au propre : Il faut être profès et non simple novice pour posséder un bénéfice régulier, par opposition aux bénéfices séculiers »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
WACE: « Faites roi del moine Costant ; Drois oirs [légitime héritier] est, tolons li l'abit »
    XIIIème siècle
     Mss. de poés. fr. avant 1300, t. IV, p. 1418, dans LACURNE: Li mesdisans ont parlé Seur aucuns amis, Que, s'il se fussent mené En simples habis, Jà n'en fust issuz mesdiz [sortie médisance]
     Liv. de just. 193: Note que fet moine ; et qui est profès ne se pot marier
RUTEB.: « Moult volentiers [je] quesisse une religion Où je m'ame salvaisse en bonne entention ; Mais tant voi en pluseurs envie, elation, Qu'il ne tiennent de l'ordre fors l'abit et le nom »
    XIVème siècle
ORESME: « Les habis [habitudes] naturels sont en enfans et en bestes »
     Guesclin. 3780: Bien semble à leur abit une poure maisnie
    XVème siècle
FROISS.: « Et là seoit le jeune roi en royal »
FROISS.: « Ils [les Gantois] mirent tout hors, femmes et enfans, et les envoyerent toutes nues en leurs chemises ou es plus povres et petits s qu'elles eussent »
E. DESCH.: « Trop de gens sont qui honourent l'habit, Et au corps font pour robe reverence, Et ne tiennent compte de l'esperit »
COMM.: « L' ne fait pas l'homme. Et entre tous ceulx que j'ay jamais congneus [Louis XI] le plus humble en parolles et en z »
    XVIème siècle
COTGRAVE: « Il n'est pas si fol qu'il en porte l'habit »
LEROUX DE LINCY: « D'habits d'autrui mal on s'honore »
LEROUX DE LINCY: « Perdre son en un jour de froid »
LEROUX DE LINCY: « Tout au pauvre duit »

ÉTYMOLOGIE
    Bourg. haibi ; provenç. , abit ; cat. ; esp. o ; ital. ábito ; du latin hábitus, qui veut dire proprement manière d'être, venant de habere, avoir, mais qui signifie aussi dans la meilleure latinité vêtement ; on comprend comment, de manière d'être, le passage s'est fait à vêtement ; ce passage appartient non au moyen âge scolastique, mais à l'antiquité latine. Habit, bien qu'il remonte au XIIIe siècle, est fait sur le latin ; us, ayant l'accent sur ha, aurait donné hate.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE HABIT. Ajoutez :

 5   Se disait, dans l'ordre de Fontevrault, du logement des religieux de l'ordre qui servaient de chapelains et de confesseurs, par opposition au monastère, qui se disait de l'édifice occupé par les religieuses.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, en un sens particulier, de Cette partie de l'habillement des hommes, qui couvre les bras et le corps et qui est ouverte par devant. "Habit bien fait. Boutonner son . Habit qui prend bien la taille. Le collet, les manches, les pans, les poches, la doublure d'un . Habit de couleur. Habit noir. Habit uni. Habit chamarré, galonné. Habit brodé. Habit déchiré, usé, râpé. Habit, veste et culotte de même étoffe. Mettre un . Changer d'habit. Faire faire un . Faire retourner un . Prendre la mesure d'un . Tailler, couper un . La façon d'un . Le patron d'un ."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Vêtement, ce qui est fait pour couvrir le corps. "Habit d'homme. Habit de femme. Habit décent. Habit modeste. Habit bien fait. Habit mal fait. Être en long, en court. Être en décent. Habit d'été. Habit d'hiver. Habit léger. Habit de campagne. Habit de ville. Habit de chasse. Habit complet. Habit neuf. Habit vieux, vieux , vieil . Habit à la mode, à la vieille mode. Habit noir. Habit de couleur. Habit déchiré, usé. Habit de deuil. Habit qui sied bien, qui sied mal. Méchant . Mauvais pour la saison. Habit à l'antique. Habit de friperie. Habit uni. Habit chamarré, galonné. Habit brodé. Habit de parade. Habit de cérémonie. Habit de fête. Habit de gala. Habit de noce. Habit de ballet. Habit de masque. Habit de Comédien. Habit de cheval. Habit à la Françoise, à l'Espagnole. Habits Sacerdotaux. Habits Pontificaux. Faire dépense en s. Être somptueux, magnifique en s. Le luxe des s. Changer d'habits. Mettre un habit. Faire faire un . Faire retourner un . La doublure d'un . La façon d'un . Le patron d'un ."
On dit, "Habit du matin," pour dire, Habit avec lequel on est en négligé; et "Habit habillé," pour dire, Avec lequel on est mis décemment.
On appelle "Habit court," en parlant des Ecclésiastiques, L' noir qu'ils portent, quand ils ne sont pas en soutane; et "Habit long," La soutane.
On dit proverbialement, "L' ne fait pas le Moine," pour dire, que L'on ne doit pas toujours juger des personnes par les apparences, par les dehors.
Il se dit aussi d'Un homme dont la conduite, les discours, ne sont pas conformes à son état.
On dit absolument et simplement, "Prendre l'habit," pour dire, Prendre l' de Religieux ou de Religieuse.
On dit absolument, en parlant de L' de Religion: "Porter l'habit. Quitter l'habit. Donner l'habit. Recevoir l'habit. Prise d'habit."



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Vêtement, ce qui est fait pour couvrir le corps. "Habit d'homme. Habit de femme. Habit décent. Habit modeste. Habit bien fait. Habit mal fait. Être en long. Être en décent. Habit d'été. Habit d'hiver. Habit léger. Habit de campagne. Habit de ville. Habit de chasse. Habit complet. Habit neuf. Habit vieux. Habit à la mode, à la vieille mode. Habit noir. Habit de couleur. Habit déchiré, usé. Habit de deuil. Habit qui sied bien, qui sied mal. Méchant . Mauvais pour la saison. Habit à l'antique. Habit de friperie. Habit tout uni. Habit chamarré, galonné. Habit brodé. Habit de parade. Habit de cérémonie. Habit de fête. Habit de noces. Habit de ballet." "Habit de masque. Habit de Comédien. Habit à la Françoise, à l'Espagnole. Habits Sacerdotaux. Habits Pontificaux. Faire dépense en s. Être somptueux, magnifique en s. Le luxe des s. Changer d'habits. Mettre un . Faire faire un . Faire retourner un . La doublure d'un . La façon d'un . Le patron d'un ."
On appelle "Habit court," en parlant des Ecclésiastiques & des Magistrats, L' qu'ils portent ordinairement, quand ils ne portent pas celui de leur profession. Et "Habit long," L' de leur profession.
On dit proverbialement, "L' ne fait pas le moine," pour dire, que L'on ne doit pas toujours juger des personnes par les apparences, par les dehors.
On dit absolument & simplement, "Prendre l'habit," pour dire, Prendre l' de Religieux ou de Religieuse.
On dit absolument, en parlant de L' de Religion, "Porter l'habit. Quitter l'habit. Donner l'habit. Recevoir l'habit. Prise d'habit."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

[l'"h" est muette; "abi".] Ce qui est fait pour couvrir le corps. Au singulier, il se dit ordinairement des hommes: au pluriel, il se dit aussi des femmes. '"Habit" décent, modeste, tout uni, riche, magnifique. 'Le luxe "des s", etc.
   "Habit", "habillement", "vêtement", "hardes" (Synon.) Les trois premiers mots signifient à peu près la même chôse; cependant ils ne se disent pas indiféremment. "Habit" est le terme ordinaire: "habillement" va un peu à la manière dont l' est fait: 'Voilà "un" plaisant "habillement", c. à. d. Un fait d'une plaisante manière. "Vêtement" se prend pour tout ce qui sert à couvrir le corps. 'Son "vêtement" étoit une peau de lion. "Hardes" comprend les s, le linge et tout ce qui sert au vêtement. Ce mot n'a point de singulier.
   "Habit" n'est pas un terme noble";" et la "Langue" n'avait pas encôre aquis tant de délicatesse, quand "Racine" a dit dans les "Frères Énemis".
   Quelles traces de sang vois-je sur "vos s?"
   "Habit", pris absolument, l' de Religieux, ou de Religieûse. 'Prendre "l'habit"; prise "d'habit". Doner, recevoir l'"habit". Porter, quiter "l'habit". = Le Proverbe dit: '"L' ne fait pas le Moine". Au "Propre", le sens est que la prise d' n'est pas ce qui constitûe le Religieux, mais seulement la Profession. Au "figuré", on veut dire que les marques extérieures d'une profession quelconque ne sufisent pas, et qu'il faut en remplir les devoirs.




Emplacement dans le dictionnaire :

habillable
habillage
habillant
habillé
habillement
habiller
habilleur
habilleuse
habillot

habitabilité
habitable
habitacle
habitâcle
habitant
habitat
habitation
habité
habiter
habituable
habituation




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Le Mariage de Loti : Rarahu)

...plongées dans le voluptueux assoupissement de la sieste. -les abords de la demeure royale étaient aussi solitaires, aussi paisibles... un des fils de la reine, -sorte de colosse basané qui vint en habit noir à notre rencontre, nous introduisit dans un salon aux volets baissés, où une douzaine de femmes étaient assises, immobiles et silencieuses... au milieu de cet appartement deux grands fauteuils...


Citation n°2 de Pierre LOTI (Le Mariage de Loti : Rarahu)

...majestueuse, au profil noble et régulier. Mais il était peu présentable, et s'obstinait à se trop peu vêtir ; le simple pareo tahitien lui semblait suffisant ; il n'avait jamais pu se faire à l'habit noir. De plus il se grisait souvent ; aussi le montrait-on fort peu. De ce mariage étaient issus de vrais géants, qui tous mouraient du même mal sans remède, comme ces grandes plantes des tropiques...


Citation n°3 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...secoué, roulé, meurtri au dehors, mais sans parvenir à défaire l'arrangement de toutes ces choses qui étaient dans cette cale, de toutes ces bobines de cordes sur des étagères, -sans déplacer cet habit de plongeur qui devait être là pendu derrière lui, avec ses gros yeux et son visage de morse ; ni changer cette odeur de rat, de moisissure et de goudron. Il sentait toujours ce froid, si profond,...


Citation n°4 de René BOYLESVE (La Leçon d'amour dans un parc)

...que le chevalier la baisât ainsi. S'il ne l'eût pas tant aimée, il eût bien vu ce désir dans ses yeux. Elle lui demanda ce qu'il lisait ; il dit que c'était peu de chose et glissa le livre sous son habit. Elle voulut le lui prendre ; il l'en empêcha. Elle riait ; cela tournait au jeu. Ils coururent bientôt l'un après l'autre autour du bassin, elle heureuse de voir briller les dents du jeune homme,...


Citation n°5 de Maurice BARRÈS (Le Voyage de Sparte)

...manières leurs rêves voluptueux. Les vierges s'exposaient sans voiles ; il fallait que le garçon enlevât par force la fille qu'il voulait épouser : au soir du mariage, la femme était vêtue de l'habit d'un homme, et chaque fois, ensuite, elle devait être saisie à la dérobée, par une violence furtive, tant le législateur redoutait la mollesse et la satiété. Sitôt enceinte, on entourait la jeune...


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